Accord de financement entre le Maroc et la BAD au profit du PADIDZAR



Accord de financement entre le Maroc et la BAD au profit du PADIDZAR
Renforcer la résilience de l’agriculture aux effets du changement climatique et consolider le processus d’inclusion La Banque africaine de développement (BAD) et le Maroc ont signé mardi 23 un accord de financement de plus de 114 millions d’euros, soit environ 1,184 milliards de dirhams, a annoncé le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts.

L’accord de prêt signé avec la Banque africaine vise à mettre en œuvre le Programme d’appui au développement inclusif et durable des zones agricoles et rurales (PADIDZAR), indique un communiqué du ministère de l’Agriculture précisant qu’il s’agit de d’un premier financement axé sur les résultats dans le secteur agricole en Afrique du Nord.

Inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie agricole baptisée «Génération Green 2020- 2030», le PADIDZAR a pour objectif d’appuyer la petite et moyenne hydraulique sur une soixantaine de périmètres avec la prise en compte de l’élément humain à travers le renforcement des capacités des acteurs, la promotion de l’emploi et le conseil agricole, souligne de son côté le ministère de l’Economie et des Finances.

Selon le Département de l’Agriculture, « ce nouveau projet d’adaptation climatique contribuera à renforcer la résilience de l’agriculture marocaine aux effets du changement climatique et à améliorer les conditions de vie des populations dans les zones rurales prioritaires ».

A travers cet accord, la Banque africaine de développement manifeste sa volonté « de contribuer à l’essor d’une agriculture plus moderne qui porte en elle l’exigence, toujours plus forte, d’inclusion, de performance et de durabilité », a déclaré Achraf Hassan Tarsim.

Pour le responsable-pays de la Banque pour le Maroc, ce nouveau programme « vient jalonner le parcours d’une coopération réussie qui a contribué à faire évoluer le secteur agricole d’une logique de production à une logique de valeur ajoutée ».

Comme l’a rappelé le ministre Mohammed Sadiki, la Banque africaine de développement a été la première institution de développement à soutenir la nouvelle stratégie agricole du Maroc. Il faut dire que l’institution panafricaine a toujours apporté un « appui précieux et constant » pour la mise en œuvre de réformes structurelles essentielles, comme l’a également relevé la ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des finances, Fouzi Lekjaa.

Dans son communiqué, le ministère de l’Agriculture assure que ce nouveau programme permettra de déployer une approche de développement plus durable et plus inclusive. Mieux, il favorisera l’émergence d’une classe moyenne agricole, notamment par la création d’emplois en milieu rural et l’accompagnement des jeunes et femmes entrepreneurs agricoles, selon la même source.

Selon les précisions de Mohammed Sadiki, « ce modèle de projet bénéficiera à sept régions prioritaires ». Avec une double priorité : « celle de renforcer la résilience de l’agriculture aux effets du changement climatique en plus de consolider le processus d’inclusion, notamment pour les petits agriculteurs et les jeunes entrepreneurs », a-t-il affirmé.

Soulignons enfin que l’accord de financement a été paraphé lors d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts, le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé du budget et le responsable-pays de la Banque africaine de développement pour le Maroc. 

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