Recrutement des enseignants

Les arguments de Benmoussa




Le ministre a défendu devant les syndicats les motivations de son département derrière les nouveaux critères

M. Benmoussa veut «mettre en place une école de qualité et permettre à l’élève de développer son savoir et savoir-faire pour qu’il contribue à l’essor du pays, à travers les opportunités d’emploi qu’il décrocherait grâce à ses compétences, la formation étant le moyen idoine pour consacrer l’égalité des chances».

Chakib Benmoussa rassure sur les motivations des dernières décisions. Lors d’une rencontre avec les syndicats du secteur de l’éducation nationale, le ministre de tutelle s’est montré persuasif. La présélection pour le concours de recrutement des cadres des Académies régionales d’éducation et de formation (AREF) vise à valoriser la profession, de sorte à rehausser la compétence du corps enseignant et à favoriser une nouvelle carrière pour les enseignants, a affirmé le ministre de l’éducation nationale, du préscolaire et des sports. Dans les détails, le ministre vient de présider la deuxième réunion du dialogue social sectoriel avec les syndicats les plus représentatifs, à savoir la Fédération nationale de l’enseignement (UMT), le Syndicat national de l’enseignement (CDT), la Fédération libre de l’éducation (UGTM) et le Syndicat national de l’enseignement (FDT).

Actualité oblige, la réunion a été consacrée en partie à la polémique déclenchée suite à l’annonce par le ministère de nouveaux critères pour le recrutement des cadres des Académies régionales de l’éducation. Face à la grogne de certains candidats potentiels, notamment dans les universités, M. Benmoussa a développé son argumentaire soulignant que cette mesure a également pour objet de «mettre en place une école de qualité et permettre à l’élève de développer son savoir et savoir-faire pour qu’il contribue à l’essor du pays, à travers les opportunités d’emploi qu’il décrocherait grâce à ses compétences, la formation étant le moyen idoine pour consacrer l’égalité des chances». Reste à savoir si les explications fournies par le ministre vont permettre de mettre un terme à cette polémique. En attendant, les partenaires sociaux ont abordé plusieurs autres points. Selon les participants à cette rencontre, il a été convenu d’examiner les questions essentielles à travers de grands axes. L’un de ces derniers concerne les dossiers revendicatifs prêts et faisant l’objet de projets de décrets.

Il s’agit des dossiers de l’administration pédagogique (administrateur pédagogique) et des cadres d’orientation et de planification pédagogique, en plus de dossiers prioritaires concernant la situation des fonctionnaires titulaires de diplômes supérieurs, des fonctionnaires désignés en dehors de leur cycle d’affectation, des assistants administratifs et des assistants techniciens et des titulaires de doctorat. Un autre axe va porter sur les fonctionnaires cadres des AREF. Sur ce plan, le comité technique se penchera sur ce sujet pour trouver des solutions innovantes. Les autres axes sont relatifs au projet de statut des fonctionnaires du ministère ainsi que les relations avec les syndicats d’enseignement, à travers l’évaluation de la note n° 103 publiée en 2017 et son actualisation, le cas échéant, pour promouvoir l’action participative. Il faut préciser dans ce sens que les participants à la réunion ont défini certains objectifs en tant que base d’un travail qui devra démarrer début janvier, en prenant en considération la loi-cadre 51-17 et le nouveau modèle de développement.

Dialogue sectoriel

Chakib Benmoussa avait rencontré, le 15 octobre 2021, les cinq principaux syndicats de l’enseignement. «Je suis là pour vous écouter». En s’adressant aux cinq syndicats d’enseignement les plus représentatifs, le ministre entend relancer le dialogue social avec le corps enseignant marocain. Une initiative salutaire surtout lorsqu’on sait que ce dialogue a connu un blocage.

Le dialogue régulier «va aider à dégager des réponses communes» aux problématiques posées et «contribuer à instaurer un climat de quiétude et sain afin d’atteindre les objectifs des réformes», avait-il poursuivi. Les représentants des différents syndicats ont accueilli favorablement la volonté de dialogue affichée par le ministère de tutelle, espérant que la présente rencontre débouchera sur une méthodologie de dialogue et la détermination des mécanismes à même de garantir le succès de ces discussions. Ils ont souhaité une accélération de la cadence de règlement des dossiers sociaux en suspens et la mise au point d’instruments opérationnels pour concrétiser une réforme profonde du système d’éducation.

Climat positif

Le ministère de l’éducation nationale, du préscolaire et des sports a salué le climat positif qui a marqué cette réunion, exprimant sa volonté de poursuivre le dialogue et de garantir son institutionnalisation afin d’améliorer les conditions de travail de la famille de l’éducation et de la formation et de préserver l’intérêt des élèves.

Cette rencontre vise à instaurer une méthodologie commune pour la gestion des questions relatives au système éducatif, institutionnaliser le dialogue pour promouvoir l’école publique, améliorer la qualité de l’enseignement et examiner les dossiers en cours. Le dialogue vise, ajoute le ministère, à bâtir la confiance et la crédibilité afin de faire avancer l’action visant à aboutir à une conception commune à la lumière des résultats des travaux du comité technique, qui a tenu sa réunion le week-end dernier.


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