Gestion des déchets ménagers

Le bout du tunnel pour la décharge de Médiouna ?



3.400 tonnes sont déversées  quotidiennement  dans le site et il arrive que la décharge accueille 4 fois cette quantité pendant les jours qui suivent les fêtes comme Aïd Al Adha. Afin d’y remédier, le conseil a pris la décision de changer la méthode de traitement des déchets et d’en produire éventuellement de l’énergie qui sera profitable à la population.

La problématique autour de la décharge de Médiouna, les appels d’offres, l’avenir des 800 chiffonniers, le contentieux avec Ecomed et la situation des employés de la société américaine… autant de sujets qui ont été abordés ouvertement lors d’une rencontre organisée par le mouvement «Wlad Derb» avec Mohamed Haddadi et  Abdessamad Haiker, respectivement 3ème et 1er vice-présidents du maire de Casablanca, ainsi que Abdelkader Bouda, directeur technique de la société Casa Prestations,  jeudi dernier, au siège de la commune de la métropole. L’objectif est de faire un éclairage sur les solutions qui seront apportées au traitement de déchets dans le site de Médiouna. Alarmiste sur l’état de la décharge, Mohamed Haddadi l’a qualifiée de véritable point noir pour la ville, constituant un danger pour la population qui entoure le site. Dans son échange avec les jeunes présents lors de cette rencontre, le 3ème vice-président du maire de Casablanca est revenu sur la gestion de la décharge et le litige avec Ecomed précisant qu’ «en 2008, le conseil de la ville avait approuvé que la société américaine soit chargée de la gestion de la décharge de Médiouna, un contrat a été donc signé afin que celle-ci soit transférée à un nouvel emplacement, étant donné que l’ancien site a presque atteint sa capacité maximale».

3.400 tonnes sont déversées  quotidiennement  dans le site et il arrive que la décharge accueille 4 fois cette quantité pendant les jours qui suivent les fêtes comme Aïd Al Adha. Afin d’y remédier, le conseil a donc pris la décision de changer la méthode de traitement des déchets et d’en produire éventuellement de l’énergie qui sera profitable à la population. Dès lors le conseil de la ville a signé un protocole d’accord en début 2017 afin de procéder progressivement à ce changement tout en respectant la phase technique et l’aménagement du nouvel espace. Toutefois, le projet s’est arrêté à plusieurs reprises et le traitement de lixiviats (jus produits sous l’action conjuguée de l’eau de pluie et de la fermentation des déchets enfouis) ne s’est pas fait comme convenu, indique M. Haddadi soulignant que ce liquide constitue un danger pour la population et une menace pour la nappe phréatique.

A ce titre, plusieurs facteurs ont fait que «nous ne pouvions plus continuer de travailler avec Ecomed. Nous avons pris la décision de résilier le contrat à l’amiable», indique-t-il. Ecomed et la ville se sont à cet effet livrés à une bataille judiciaire qui s’est soldée par la résiliation du contrat et de nouveaux appels d’offres sont lancés. Le 3ème vice-président du maire a souligné dans ce sens : «Nous avons gagné jusqu’à présent 4 procès et d’autres suivent leur cours». Pour rappel, le tribunal administratif de Casablanca avait rejeté notamment la demande d’Ecomed visant l’annulation de l’appel à manifestation d’intérêt pour la gestion et la mise en place d’un centre d’enfouissement et de valorisation à la décharge de Médiouna permettant ainsi à la commune de chercher le prochain délégataire. Il précise dans ce sens que «les choses rentreront bientôt dans l’ordre et nous commencerons le travail pour la mise en place de la nouvelle décharge». Concernant l’ouverture des plis de l’appel à manifestation d’intérêt lancé par la ville, à travers Casa Prestations, elle s’effectuera le 12 septembre prochain.


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