Après l’adoption d’une nouvelle loi-cadre

L’enseignement supérieur prend un virage stratégique



Le marché du travail reçoit annuellement près de 300.000 lauréats des universités et de la formation professionnelle, d’où la nécessité de professionnaliser les filières et de limiter la standardisation des profils.

Le rentrée universiatire 2019-2020 sera particulière cette année. Et pour cause. Elle coïncide avec l’adoption d’une nouvelle loi-cadre destinée à insuffler une nouvelle dynamique à la réforme du système éducatif national. C’est un virage stratégique que doit prendre dans ce sens le système éducatif en général et l’université marocaine en particulier. Selon le ministre de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Saïd Amzazi, la loi-cadre n° 51.17 relative au système de l’éducation, de l’enseignement, de la formation et de la recherche scientifique va permettre de pérenniser et sécuriser la réforme «tant attendue» du système éducatif.

L’éducation est une affaire de toute la société et englobe un large pan de celle-ci qui avoisine 10 millions d’usagers entre élèves, stagiaires et étudiants, avait-il souligné. Le marché du travail reçoit annuellement près de 300.000 lauréats des universités et de la formation professionnelle, d’où la nécessité de professionnaliser les filières et de limiter la standardisation des profils, avait affirmé le ministre notant qu’une nouvelle architecture pédagogique vient de voir le jour pour diversifier les filières et permettre un dosage des soft skills qui sont rares dans les cursus universitaires.

Pour être en phase avec les besoins actuels, les responsables veulent faire le pari de la numérisation dans le domaine éducatif. En plus du lancement dans l’avenir d’universités virtuelles, le secrétaire d’État chargé de la formation professionnelle, Mohammed El-Gherras, a mis en évidence l’intérêt accordé par le ministère de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour développer l’apprentissage en ligne en tant que modèle d’éducation équitable, grâce à la mise en place d’une plate-forme d’apprentissage en ligne et de centres virtuels de ressources pédagogiques, ce qui renforce la réforme initiée dans l’enseignement supérieur et contribue à améliorer la qualité de l’apprentissage et à moderniser le système de l’éducation.

Concrètement, cette plate-forme qui se veut un moyen de promouvoir une éducation innovante basée sur la numérisation, favorise une offre de formation au bénéfice des étudiants francophones d’Afrique ainsi que la convergence entre les universités africaines, marocaines et françaises. Il faut dire que les responsables veillent à accorder un intérêt particulier à l’enseignement supérieur à travers le développement des établissements existants et la création de nouveaux établissements d’enseignement supérieur (16 nouveaux établissements pour l’année universitaire 2019/2020), la multiplication du nombre des enseignants-chercheurs employés dans les universités marocaines (environ 3.000 nouveaux enseignants-chercheurs durant les deux dernières années) et la réhabilitation de l’infrastructure numérique des universités marocaines à travers plusieurs programmes. Il faut également souligner la place de plus en plus importante occupée dorénavant par la formation professionnelle dans le système éducatif national.

Un mégaprojet est en cours de réalisation actuellement avec à la clé l’arrivée des Cités des Métiers et des Compétences (CMC), colonne vertébrale de la nouvelle feuille de route pour le développement du secteur de la formation professionnelle, arrêtée en exécution des Hautes orientations royales et présentée devant le Souverain le 4 avril 2019. Il est certain par ailleurs que le débat actuel sur le nouveau modèle de développement sera en partie consacré à l’enseignement supérieur.

Le développement des ressources humaines compétentes ne peut se faire sans le développement d’un enseignement supérieur performant. Dans ce sens, l’enseignement supérieur privé est appelé à jouer un rôle important. De plus en plus prisés par les familles et étudiants marocains, les écoles et instituts privés proposent désormais une offre diversifiée et adaptée aux besoins du marché du travail ainsi qu’à la dynamique de développement du pays.


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